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À l’école mixte de Nguenguele Ngouvota, située à 25 kilomètres de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, les conditions d’apprentissage des élèves suscitent de vives préoccupations. Installé dans une infrastructure entièrement construite en paille, cet établissement, censé être un cadre d’apprentissage et de formation des futurs cadres de la République centrafricaine, expose élèves et enseignants à des conditions particulièrement difficiles. Face à cette situation, les habitants de la localité lancent un appel à l’aide aux autorités et aux partenaires de l’éducation.
En République centrafricaine, l’école, qui devrait être avant tout un cadre sécurisé et propice à l’apprentissage, offre un visage bien différent dans certaines localités du pays. A l’école mixte de Nguenguele Ngouvota, les salles de classe construites en matériaux précaires témoignent des difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les élèves et leurs enseignants. Cette situation provoque des inquiétudes, surtout à quelques jours du lancement officiel de la rentrée scolaire. Jean Marc, un parent d’élève partage son inquiétude : « Nous sommes à quelques jours de la rentrée, mais nous ne savons pas dans quelles conditions nos enfants vont étudier. Les salles de classe sont en paille et nous craignons que cette situation ne se poursuive encore cette année. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide afin que nos enfants puissent étudier dans de meilleures conditions », partage -t-il.
Sur place, le manque de mobilier scolaire se fait également sentir. Le nombre insuffisant de tables-bancs ne permet pas à tous les élèves de disposer d’une place convenable pour suivre les cours. Une situation qui vient s’ajouter aux difficultés déjà rencontrées par l’établissement. Guy Blaise Samboye, un autre parent d’élève, témoigne des difficultés rencontrées par l’établissement : « Cette école a été créée par un député qui n’est plus en fonction. Aujourd’hui, il n’y a pas suffisamment d’enseignants pour encadrer les enfants. C’est un frère du village qui a pris l’initiative de les encadrer. À quelques jours de la rentrée scolaire, nous sommes très inquiets et nous ne savons vraiment pas quel sera l’avenir de nos enfants », déclare-t-il.
Face à ces multiples défis, les habitants lancent un vibrant appel aux autorités compétentes et aux partenaires de l’éducation pour leur venir en aide. Sabain Dambeti, un autre habitant de la localité, insiste sur l’urgence de la situation : « Nous demandons aux autorités de penser à notre école. Nous avons besoin de salles de classe en matériaux durables, de tables-bancs et surtout d’enseignants pour encadrer nos enfants. Nous voulons que nos enfants puissent étudier dans de bonnes conditions et avoir les mêmes chances que les autres enfants du pays. », a-t-il lancé.
Il est important de souligner qu’à Nguenguele Ngouvota, les habitants ne demandent qu’une chose : offrir à leurs enfants une école digne de leurs ambitions. Leur appel est lancé, reste maintenant à espérer qu’il sera entendu.
