Le Haut Conseil de la communication (HCC), avec l’appui financier de l’ambassade de France, a organisé, du 12 au 13 octobre, au complexe Berthemy Boganda, des assises consacrées à la situation des femmes dans les médias en République centrafricaine.Pendant deux jours, des femmes journalistes et des représentants des organes de presse vont échanger sur les défis auxquels les professionnelles de l’information sont confrontées, notamment les inégalités salariales, le harcèlement moral et sexuel, les discriminations ainsi que les difficultés d’accès aux postes de responsabilité.Cette rencontre vise à dresser un état des lieux de la situation des femmes dans le secteur médiatique et à définir une feuille de route pour améliorer leurs conditions de travail et promouvoir l’égalité professionnelle au sein des médias centrafricains.
Réunissant les différents acteurs du paysage médiatique centrafricain, ces assises constituent un cadre de réflexion sur la place des femmes dans les rédactions et leur contribution au développement des médias. Les échanges vont notamment permettre d’identifier les obstacles qui freinent leur évolution professionnelle et de proposer des mesures concrètes pour renforcer leur participation au sein des organes de presse.Prenant la parole à cette occasion, Sébastien Botreau-Bonneterre, attaché de coopération à l’ambassade de France en Centrafrique, a insisté sur l’importance de l’élaboration d’une feuille de route pour accompagner le développement professionnel des femmes dans les médias. Il a notamment mis l’accent sur le renforcement des capacités des professionnelles, l’amélioration de leurs conditions de travail et la promotion de leur accès aux postes de responsabilité. Autant de leviers jugés essentiels pour leur permettre de contribuer pleinement à l’évolution du paysage médiatique centrafricain.
De son côté, Josée Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la communication (HCC), a rappelé le rôle fondamental des médias dans le fonctionnement démocratique. « Les médias ont un rôle central. Parler des femmes dans les médias, c’est parler des femmes dans la démocratie », a-t-il déclaré.Il a également invité les acteurs du secteur à s’interroger sur la place effectivement accordée aux femmes dans les rédactions, leurs conditions d’exercice du métier et les obstacles qui limitent leur progression professionnelle. Cette réflexion met en évidence la nécessité de garantir aux femmes journalistes un environnement de travail plus équitable, respectueux de leurs droits et favorable à leur épanouissement professionnel.
Dans cette perspective, l’élaboration d’une feuille de route constitue une étape importante pour définir des actions concrètes en faveur des femmes dans les médias. Les priorités portent notamment sur le renforcement de leurs compétences, la prévention et la lutte contre le harcèlement, l’élimination des discriminations et la promotion de l’égalité des chances au sein des rédactions: « Plus de femmes formées, mieux protégées, c’est une exigence professionnelle, une exigence démocratique », a souligné Josée Richard Pouambi.
À travers ces deux journées d’assises, les participants sont ainsi appelés à formuler des recommandations susceptibles de favoriser une meilleure reconnaissance des femmes journalistes, de renforcer leur protection et de promouvoir leur accès aux postes de décision. L’objectif est de contribuer à un paysage médiatique centrafricain plus inclusif, où les femmes disposent des mêmes opportunités professionnelles et peuvent participer pleinement au renforcement de la démocratie en République centrafricaine.
