Célébrée le 15 octobre, la Journée internationale des femmes rurales met en lumière la contribution essentielle des femmes vivant en milieu rural au développement économique et social. Pour l’édition 2026, cette journée est placée sous le thème « Les agricultrices rurales, gardiennes de la nature », afin de valoriser le rôle des femmes dans la production agricole, la préservation des ressources naturelles et la sécurité alimentaire.
En République centrafricaine, où une grande partie de la population dépend de l’agriculture pour sa subsistance, la contribution des femmes rurales est essentielle. Dans les villages centrafricains, notamment dans les préfectures de la Lobaye et de la Ouaka, elles participent activement aux travaux champêtres, au maraîchage, à la récolte et à la transformation des produits agricoles. Du manioc au maïs, en passant par les légumes et les arachides, leurs activités contribuent à l’approvisionnement des marchés locaux et à l’amélioration des conditions de vie des ménages. À l’instar de nombreuses femmes rurales, Lydie Makombo, cultivatrice à Kaga-Bandoro, se dit fière de contribuer au développement de sa communauté à travers ses activités agricoles : « À travers l’agriculture, je contribue non seulement à nourrir ma famille, mais aussi à participer au développement de ma communauté. C’est un travail qui demande beaucoup d’efforts, de courage et de persévérance. Mais nous le faisons car nous voulons que notre communauté comme les autres communautés », a-t-elle souligné.
Face à ces difficultés, ces femmes ne baissent pas les bras. Elles continuent de travailler d’arrache-pied pour surmonter les obstacles et contribuer à la subsistance de leurs familles ainsi qu’au développement de leurs communautés. Béatrice Sombo, une autre cultivatrice : « malgré les difficultés que nous rencontrons, nous, les femmes rurales, continuons de travailler pour produire des aliments et assurer l’avenir de nos enfants. J’encourage les femmes à ne pas abandonner leurs activités agricoles, car elles jouent un rôle essentiel dans le relèvement économique de notre communauté », affirme-t-elle.
Au-delà de la production alimentaire, les femmes rurales jouent également un rôle important dans la préservation des terres, la gestion de l’eau et l’utilisation durable des ressources naturelles. Cependant, leur travail reste confronté à de nombreux obstacles, notamment l’accès limité aux terres, aux équipements agricoles, aux financements, aux formations techniques et aux débouchés commerciaux.
Dans un contexte marqué par les effets des changements climatiques et les défis liés à la sécurité alimentaire, investir dans les femmes rurales revient à investir dans l’avenir des communautés. En République centrafricaine, leur donner les moyens de produire davantage tout en préservant la nature constitue un enjeu majeur pour un développement rural durable, inclusif et bénéfique aux générations futures.
