Le village de Vremaï, situé à 27 kilomètres de Kaga-Bandoro, est confronté depuis plusieurs années à une grave pénurie d’eau potable. Faute d’infrastructures adéquates, les habitants n’ont d’autre choix que de s’approvisionner dans des sources situées en pleine brousse, souvent insalubres. Une situation préoccupante qui expose l’ensemble de la communauté à de sérieux risques sanitaires et accentue la vulnérabilité des populations les plus fragiles. Devant cette préoccupation alarmante, les habitants lancent un appel à l’aide.
Très tôt le matin, avec des récipients et des bidons en main, les femmes et les enfants de ce village s’arment de courage et parcourent plusieurs kilomètres pour atteindre des points d’eau non aménagés. Ces sources, exposées aux intempéries et aux animaux, constituent pour de nombreuses familles un moyen de survie depuis la panne de l’unique point d’eau du village. Angeline Djingba, mère au foyer, raconte : « Depuis que la pompe installée par l’UNICEF, qui nous fournissait de l’eau potable, est en panne depuis deux ans, personne n’est venu nous prêter main-forte. Pour nous approvisionner, nous devons parcourir jusqu’à 20 km vers des sources forestières pour en trouver », confie-t-elle.
Bien conscients des dangers liés à la consommation de cette eau usée, les habitants disent ne pas avoir d’autre choix que d’utiliser ces sources : « Nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser l’eau des sources forestières. Si nous ne la consommons pas, comment allons-nous faire ? C’est notre unique moyen, même si cela peut nous apporter des maladies », a déclaré Côme Karawa, un habitant du village.
Pour les habitants, cette crise d’eau ne se limite pas à un problème sanitaire, mais freine aussi le développement social et économique du village. Wilfrid, un autre habitant, lance un appel pressant aux autorités locales et aux organisations humanitaires intervenant dans la localité afin de leur venir en aide : « Nous souffrons énormément à cause du manque d’eau potable. Chaque jour, nous marchons de longues distances pour chercher une eau qui n’est même pas propre. Nous demandons aux autorités et aux organisations humanitaires de nous venir en aide. L’eau, c’est la vie, et aujourd’hui notre village en manque cruellement », a-t-il lancé.
Notons que ce village dispose d’un forage construit en 2022 par l’UNICEF, mais celui-ci n’est pas fonctionnel. Face à cette pénurie persistante, les habitants de Vremaï lancent un appel pressant aux autorités locales et aux organisations humanitaires intervenant dans cette zone. Ils demandent la réhabilitation des forages existants ou la construction de nouveaux points d’eau modernes et sécurisés.
