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Le village de Sakoulou, situé à environ 60 kilomètres sur l’axe Bangui-Pissa, a été le théâtre d’une violente scène de justice populaire ce 23 mars 2026. Ce drame, qui a coûté la vie à deux personnes, a profondément choqué les habitants et suscité une vive inquiétude au sein de la population. Face à la gravité des faits, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une intervention urgente des autorités.

Selon des témoins sur place, les tensions ont éclaté aux environs de 23 heures, à la suite de la mort d’un jeune garçon de 17 ans, du nom Opportun HOMBO. De retour chez lui après une veillée mortuaire, le jeune aurait confié à son père avoir croisé en chemin, une vieille dame qu’il avait rencontré à la place mortuaire avec un comportement bizarre. Peu de temps après, il est tombé gravement malade avant de succomber. Cette disparition soudaine a plongé la famille et les habitants dans une profonde émotion, rapidement transformée en tension. Le père adoptif du défunt, Jonathan Pacôme Gboponga, revient sur les faits : « Mon enfant était en bonne santé lorsqu’il a quitté la maison pour se rendre à la veillée mortuaire. Vers 23 heures, il est revenu précipitamment et m’a raconté qu’il avait vu une femme avec un chien au comportement étrange. Quelques minutes plus tard, il a commencé à pleurer en disant que ses jambes ne fonctionnaient plus. Nous l’avons conduit à l’hôpital, mais malheureusement, il est décédé », a-t-il expliqué, la voix chargée d’émotion.

Sous le choc, la famille du défunt, convaincue que sa mort n’était pas naturelle, a rapidement accusé une femme du village, Solange Matonkpon, âgée de 75 ans et mère de huit enfants, d’être responsable de ce décès. Dans un climat de forte tension, ces accusations ont dégénéré, poussant certains membres de la famille qui étaient soutenus par une partie de la population afin d’attaquer et tuer cette dernière. Oben Vogbade, Le fils de la victime, témoigne :« J’ai été alerté que ma mère avait été agressée. Quand je suis arrivé, elle était déjà sans vie. Nous attendons que la gendarmerie fasse son travail pour que justice soit rendue », a-t-il déclaré.

Face à ce drame, le président de la jeunesse OPEGNA, Fred, appelle à une réaction des autorités : « C’est vraiment triste de voir deux personnes mourir en une seule journée dans ce village. Ce n’est pas la première fois que cela arrive ici. Nous demandons aux autorités de renforcer la sécurité et de faire respecter la loi. La justice populaire ne doit pas continuer », a-t-il insisté.

Ce double drame met en lumière les dangers des accusations non vérifiées et de la justice populaire, souvent alimentée par la peur et la colère. De tels actes conduisent à des conséquences irréversibles et à la perte de vies innocentes. Les autorités locales sont appelées à faire toute la lumière sur cette affaire et à renforcer les actions de sensibilisation, afin de prévenir de tels drames et promouvoir le recours à la justice légale.

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