Située dans le 6ᵉ arrondissement de Bangui, l’école Pétévo est confrontée à une situation d’insalubrité qui affecte fortement les conditions d’apprentissage des élèves. Entre herbes envahissantes, eaux stagnantes et infrastructures dégradées, l’établissement offre un cadre peu favorable à l’éducation et à l’épanouissement des enfants.
Sur place, le constat est préoccupant. Les cours de récréation sont envahis par la végétation, certaines zones retiennent les eaux après les pluies, et plusieurs bâtiments montrent des signes avancés de dégradation. Un environnement qui inquiète autant les enseignants que les parents d’élèves. Selon la directrice de l’établissement, Mme Arlette Enza, la situation a déjà été portée à l’attention de plusieurs organisations non gouvernementales, qui ont effectué des visites sur le terrain. Cependant, les promesses d’intervention tardent à se concrétiser : << Plusieurs ONG sont passées ici pour constater l’état de l’école. Elles ont promis de revenir pour tout arranger, mais jusqu’à aujourd’hui rien n’a été fait. Nous faisons de notre mieux avec les moyens disponibles, mais cela reste insuffisant face à l’ampleur des problèmes >>, explique-t-elle.
Les élèves, eux aussi, vivent difficilement cette réalité au quotidien. Entre insalubrité et prolifération des moustiques, les conditions d’étude deviennent parfois éprouvantes, avec des conséquences sur leur santé. Divine Kossi, élève en classe de CM1, témoigne de ce vécu : << Nous étudions dans de mauvaises conditions alors que notre école se trouve en pleine ville. Les moustiques sont partout à cause de l’insalubrité et beaucoup d’élèves tombent souvent malades du paludisme. Nous demandons de l’aide pour améliorer notre école >>, confie-t-elle.
La présence d’eaux stagnantes favorise en effet la prolifération des moustiques, augmentant les risques de paludisme parmi les élèves. À cela s’ajoute le manque d’entretien régulier, qui aggrave la dégradation progressive de l’établissement. Face à cette situation, la communauté éducative lance un appel pressant aux autorités compétentes, aux partenaires de l’éducation et aux personnes de bonne volonté afin qu’une solution durable soit trouvée.
En attendant, les cours se poursuivent dans des conditions difficiles. Élèves et encadreurs espèrent désormais des actions concrètes pour offrir un cadre d’apprentissage sain, sécurisé et digne de ce nom.
