Considérée comme une ressource indispensable à la vie, à la santé et au développement des communautés, l’eau potable demeure un véritable luxe pour de nombreuses familles du quartier Gbakassa 1, situé dans la commune de Bimbo. Depuis plusieurs années, les habitants de cette localité vivent un véritable calvaire en raison du manque d’accès à cette ressource essentielle. En saison sèche comme en saison des pluies, plus de 2 670 habitants sont confrontés à une pénurie chronique d’eau potable. Face à cette triste réalité, les résidents lancent un appel pressant à l’aide.
Dès les premières heures de la journée, au quartier Gbakassa 1, des femmes, des enfants et parfois des hommes quittent leurs domiciles, bidons à la main, à la recherche d’un point d’eau. Pour beaucoup, le seul choix est de parcourir plusieurs kilomètres jusqu’aux quartiers voisins afin de s’approvisionner. Claire Yawili, une habitante, partage son calvaire : « Nous n’avons pas le choix. Soit nous buvons l’eau du puits, soit nous marchons longtemps pour trouver de l’eau potable », confie-t-elle.
Au-delà des longues distances à parcourir pour s’approvisionner en eau, le manque d’eau potable expose les familles à de graves risques sanitaires et complique leur quotidien. Selon les habitants, la situation s’est davantage aggravée ces derniers temps à la suite des fortes pluies qui ont provoqué des inondations dans plusieurs localités du pays. Les eaux des puits, principale source d’approvisionnement de nombreuses familles, ont été contaminées, augmentant ainsi les risques de maladies d’origine hydrique. « Depuis plusieurs années, nous n’avons pas accès à l’eau potable. Avec les récentes pluies qui ont inondé notre quartier, les eaux des puits sont désormais contaminées. Chaque fois que nous les consommons, nous tombons malades. Nous n’avons pourtant pas d’autre choix », témoigne Pascaline Kpawirema, une habitante de Gbakassa 1, visiblement préoccupée par cette situation.
Face à cette situation, les habitants demandent aux autorités locales, aux organisations non gouvernementales (ONG) ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers de leur venir en aide en réalisant des forages, en réhabilitant les ouvrages existants ou en étendant le réseau de distribution d’eau potable jusqu’à leur quartier. Saturnin Honisse, chef du quartier, lance un appel : « Il y a plus de 2 670 habitants dans le quartier Gbakassa 1, mais nous n’avons même pas un seul forage. Je demande aux autorités locales, au gouvernement ainsi qu’à ses partenaires techniques et financiers de nous construire des forages afin de nous permettre d’avoir accès à l’eau potable », plaide-t-il.
Il est important de souligner qu’au quartier Gbakassa 1, l’accès à l’eau potable ne représente pas seulement un besoin quotidien. Pour cette population, il s’agit d’une urgence sanitaire et d’une condition essentielle pour vivre dans la dignité.
