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Le secteur éducatif de la ville d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto, reste confronté à de nombreuses difficultés. Cette situation, qui perdure depuis plusieurs années, suscite des inquiétudes quant aux conditions d’apprentissage des élèves inscrits au titre de l’année scolaire 2026-2027. Parmi les difficultés figurent le manque de tables-bancs, de bâtiments adaptés et de fournitures scolaires.

Bien que 13 des 15 établissements scolaires que compte la ville d’Alindao soient fonctionnels, les conditions d’apprentissage demeurent préoccupantes. Pendant les heures de cours, certains élèves sont contraints de s’asseoir à même le sol, faute de tables-bancs et de mobilier adapté. Une réalité qui affecte leur confort et leurs conditions d’étude. Jasmine Baya, une élève, déplore cette situation : « Nous n’avons pas de tables-bancs, de bâtiments adaptés ni de fournitures scolaires pour nous permettre de suivre correctement les cours », témoigne-t-elle.

Pour les habitants d’Alindao, les établissements scolaires ne sont pas seulement des lieux d’apprentissage, mais aussi des espaces de transmission des connaissances et de renforcement des liens sociaux. La réhabilitation des bâtiments, la fabrication de tables-bancs et la mise à disposition de fournitures scolaires apparaissent ainsi comme des besoins urgents pour améliorer les conditions d’étude des enfants. Cyrille Mapouka, parent d’élève, exprime également son inquiétude : « Les conditions d’étude de nos enfants se détériorent de jour en jour. Mais nous ne pouvons rien faire, car nous manquons cruellement de moyens pour remédier à cette situation », déplore-t-il.

Face à ces difficultés, les responsables éducatifs sollicitent l’appui du gouvernement et de ses partenaires afin de répondre aux besoins des établissements scolaires. Macaire Samedi Kindego, chef du secteur éducatif d’Alindao 2, lance un appel en faveur d’un soutien concret : « Nous demandons au gouvernement et à ses partenaires de nous fournir des tables-bancs, de construire des bâtiments scolaires et de nous donner les moyens nécessaires pour mieux accomplir les missions qui nous ont été confiées. La République centrafricaine est un pays qui vient de loin. C’est pourquoi l’éducation constitue un facteur majeur du développement de la nation », souligne-t-il.

Dans la ville d’Alindao, l’insuffisance des infrastructures et du matériel scolaire continue donc de compromettre les conditions d’apprentissage des élèves. Pour les parents, les enseignants et les responsables éducatifs, l’amélioration de la situation passe par une mobilisation accrue des autorités et des partenaires au développement. Ils appellent à une assistance urgente afin de permettre aux enfants d’étudier dans des conditions adaptées et de bénéficier d’une éducation de qualité.

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