À Kongbo, dans la préfecture de la Basse-Kotto, le manque de personnel qualifié à l’hôpital secondaire suscite des inquiétudes au sein de la population. Située à environ 40 kilomètres d’Alindao, cette structure sanitaire peine à répondre à l’ensemble des besoins de prise en charge des patients. Une situation qui oblige certains malades nécessitant des soins spécialisés à se rendre dans d’autres structures sanitaires, notamment à Alindao. Face aux difficultés d’accès aux soins, les habitants demandent au gouvernement de renforcer le personnel médical et d’assurer la disponibilité des médicaments.
Au sein de cette structure sanitaire, la situation est préoccupante. Un seul infirmier secouriste tente d’assurer la prise en charge des patients, malgré les besoins sanitaires de la population. Cette insuffisance de personnel qualifié constitue un obstacle à l’accès aux soins de santé adaptés pour les habitants de la localité. Allongé sur un lit d’hôpital, Boris Kope, un patient, déplore les difficultés rencontrées par les malades. « Nous n’avons pas de personnel soignant qualifié ici, à l’hôpital de Kongbo. Par exemple, je suis ici depuis un certain temps, mais on n’arrive pas à m’opérer, car depuis plusieurs mois, c’est un infirmier secouriste qui s’occupe des patients », témoigne-t-il.
Pour Paul Nguepa, infirmier secouriste qui assure l’intérim après le départ du médecin-chef de cette structure sanitaire pour se soigner à Bangui, le manque de personnel n’est pas le seul problème auquel l’hôpital est confronté. La disponibilité des médicaments constitue également une difficulté majeure dans la prise en charge des malades: « Il y a trop de problèmes à l’hôpital secondaire de Kongbo. Dans un premier temps, il n’y a pas assez de personnel qualifié et, deuxièmement, nous ne disposons pas de suffisamment de médicaments pour prendre en charge les patients », explique-t-il.
Face à ces difficultés persistantes, les autorités locales de Kongbo sollicitent l’intervention du gouvernement afin de renforcer les effectifs de l’hôpital secondaire. Elles souhaitent que des professionnels de santé qualifiés soient affectés à cette structure pour améliorer la prise en charge des patients et limiter les déplacements vers Alindao. Jacob Dackaba Ngoatchindet, maire de la commune de Bakou, appelle notamment le ministère de la Santé à apporter une réponse aux besoins de la population: « Nous sollicitons l’aide du ministère de la Santé afin qu’il affecte du personnel soignant qualifié dans la commune de Bakou, principalement à l’hôpital secondaire de Kongbo. Il n’y a qu’un seul infirmier secouriste, accompagné de stagiaires et d’agents de santé communautaires, qui tente d’assurer la prise en charge des patients. À cela s’ajoute le manque de médicaments pour soigner les malades », a-t-il déclaré.
Il est important de mentionner que cette situation met en lumière les difficultés d’accès aux soins auxquelles sont confrontées les populations de certaines localités éloignées des grands centres urbains. À Kongbo, les habitants espèrent une intervention des autorités sanitaires pour renforcer le personnel médical, approvisionner l’hôpital en médicaments et améliorer les conditions de prise en charge des patients.
