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À Berberati, dans la préfecture de Mambéré Kadeï, l’implication des enfants dans les jeux de hasard suscite de vives inquiétudes auprès des autorités locales, qui déplorent les conséquences de ce phénomène sur la fréquentation scolaire. Alors que la rentrée scolaire est officiellement lancée depuis le 05 Octobre dernier sur toute l’étendue du territoire centrafricain, plusieurs points de jeux de hasard continuent d’accueillir des enfants même pendant les heures de cours. Une situation qui soulève des préoccupations quant à l’assiduité des élèves et à leur engagement dans les apprentissages.

Sur le terrain, le constat est préoccupant. Dans certains quartiers de Berberati, des élèves sont aperçus en train de participer à des jeux de hasard au lieu de se rendre en classe ou de suivre normalement les enseignements. Ces activités, accessibles à différents moments de la journée, semblent ainsi détourner certains enfants de leurs obligations scolaires.

Cette situation intervient à un moment crucial de l’année scolaire, où la régularité de la fréquentation des salles de classe est essentielle pour permettre aux élèves de suivre les programmes et de progresser dans leurs études. L’implication des enfants dans les jeux de hasard pourrait, à terme, favoriser l’absentéisme, réduire leur concentration et affecter leurs résultats scolaires comme l’a souligné Jacques Antoine GOUNENDJI, le sous-préfet de Berberati : « C’est un constat alarmant dans la ville de Berbérati. La rentrée scolaire a déjà commencé, et certains enfants ont repris le chemin de l’école. Cependant, d’autres, au lieu de se rendre en classe, passent leur temps dans les lieux de jeux. Nous craignons que cette situation ait un impact sur leurs apprentissages. En effet, lorsqu’ils restent à la maison ou fréquentent ces lieux de jeux au lieu d’aller à l’école, ils accumulent déjà un retard dans leur apprentissage. », a-t-il partagé.

Pour certains enfants, ces lieux de jeux ne constituent pas seulement des espaces de divertissement, mais aussi des endroits où ils espèrent gagner de l’argent pour subvenir à leurs besoins. Merveille Senwa, venu jouer à ces jeux, partage son point de vue : « Cela fait déjà un certain temps que je joue à ces jeux. Pour moi, ce n’est pas seulement un moyen de me divertir, mais aussi une occasion de gagner de l’argent. En effet, si je gagne une partie, je rentre à la maison avec de l’argent », a-t-il confié.

Face à cette réalité, les autorités administratives interpellent les parents d’élèves, les responsables des établissements scolaires et les promoteurs des points de jeux de hasard afin de garantir l’accès des enfants à l’éducation : « Nous demandons aux parents d’élèves, aux responsables des établissements scolaires et aux promoteurs des points de jeux de hasard de prendre leurs responsabilités. La place des enfants est dans les salles de classe, et non dans les lieux de jeux de hasard. Nous ne devons pas négliger l’éducation des enfants, car ils représentent l’avenir de demain », a lancé Jacques Antoine GOUNENDJI, le sous-préfet de Berberati.

En attendant la mise en œuvre des mesures annoncées par les autorités locales, la prolifération des points de jeux de hasard, notamment les casinos, Pariez-Cash et les salles de PlayStation, ainsi que la fréquentation de ces lieux par certains élèves, continuent de susciter des inquiétudes à Berbérati. Alors que l’année scolaire vient à peine de commencer, la situation observée à Berbérati rappelle l’importance de la mobilisation de tous les acteurs concernés afin de préserver l’éducation des enfants et de favoriser leur assiduité scolaire.

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