La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Bangui, le dimanche 25 octobre 2026, a laissé derrière elle des scènes de désolation dans plusieurs quartiers. Entre maisons inondées, pertes matérielles et décès tragique d’un enfant de sept ans, emporté par les eaux et retrouvé mort, cet épisode pluvieux remet au centre du débat la question de la vulnérabilité des populations face aux inondations dans la capitale centrafricaine.
Dans les quartiers Yassimandji, SICA 2, Kpetene et Boing, les fortes précipitations ont provoqué l’inondation de plusieurs habitations, plongeant de nombreuses familles dans la détresse. Les eaux ont envahi des maisons et emporté les biens de leurs occupants. Cette situation a contraint plusieurs victimes à passer la nuit dehors ou à trouver refuge auprès de familles d’accueil. Rosalie, l’une des victimes, témoigne : « Notre maison s’est écroulée. Depuis hier, nous sommes dehors, car nous ne pouvons pas laisser nos effets personnels à l’extérieur et aller dormir chez nos voisins. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide », a-t-elle déclaré.
Au-delà des dégâts matériels, cette pluie a causé la mort d’un enfant de sept ans. Ce drame rappelle les risques auxquels les enfants sont exposés lorsque les eaux de ruissellement deviennent incontrôlables. Ezéchiel, un habitant du quartier Galabadja 5, raconte les circonstances du drame : « J’étais de passage pour rentrer chez moi lorsque j’ai vu des gens se rassembler à la recherche d’un enfant emporté par les eaux de cette pluie. Lorsque je me suis approché, le corps sans vie du petit enfant était déjà allongé au sol. Je demande aux parents de veiller sur leurs enfants, car ces derniers temps, les pluies causent beaucoup de dégâts », a-t-il lancé.
Les dégâts provoqués par cette pluie soulèvent des interrogations sur les conditions d’assainissement et d’aménagement urbain à Bangui. L’évacuation des eaux pluviales constitue un défi majeur, notamment dans les zones où les caniveaux sont insuffisants, obstrués ou mal entretenus. Face à cette situation, la prévention doit devenir une priorité. Les autorités municipales, les services techniques et les populations ont chacun un rôle à jouer dans la réduction des risques d’inondation. L’entretien régulier des caniveaux, l’amélioration des systèmes de drainage et la sensibilisation des habitants aux dangers liés aux fortes pluies figurent parmi les mesures à renforcer.
Il est important de mentionner que les événements du dimanche 25 octobre rappellent que les conséquences des intempéries vont bien au-delà des dégâts matériels. La mort d’un enfant, les habitations envahies par les eaux et les pertes économiques constituent autant de signaux d’alerte qui appellent à des actions concrètes pour mieux protéger les populations de Bangui contre les risques d’inondation.
Source d’image : 236 Magazine
