En République centrafricaine, les femmes ayant la barbe font souvent l’objet des critiques et sont perçues comme dangereuses. Et même certains hommes se méfient d’elles, car selon la connaissance commune , elles sont des <<sorcières ou des praticiennes>> . Bien que ces stéréotypes ne reposent pas sur des bases scientifiques, néanmoins ils sont considérés depuis toujours comme des vérités absolues, transmis de génération en génération.
Devant ces rumeurs conséquentes, le journal kolokoto, fait recours à l’expertise du Docteur Valentin NEBANGA, Chef de service de promotion de la santé pour faire remonter la vérité à la surface, ce Médecin déclare que : ‹‹ Les femmes produisent naturellement des hormones masculines, les androgènes, surtout la testostérone et le DHEA-S, mais en petite quantité. Et les follicules pileux du visage et du corps sont sensibles à ces hormones. Donc si le taux d’androgènes augmente, ou si les follicules deviennent plus sensibles, les poils fins et clairs se transforment en poils épais et foncés. C’est naturel, ça n’a rien à voir avec l’histoire de la sorcellerie ou des pratiques occultes ››, démontre-t-il.
Il a rappelé également que ce phénomène n’est pas synonyme de transgenre: ‹‹ La barbe chez une femme n’est pas liée au fait d’être transgenre, et ce n’est pas « psychologique ». C’est un phénomène physiologique lié aux hormones et aux récepteurs des follicules pileux. ››, ajoute-t-il.
Souvent, les pesanteurs socioculturelles influencent la vie en communauté, la paix sociale, transforme la manière de voir les choses. Donc, ces explications scientifiques prouvent que les stéréotypes gravitant au tour des femmes barbues sont faux . Alors , il est important d’avoir toujours un esprit critique vis-à-vis de certaines interprétations reposant sur presque rien et qui entraîne la division et la méfiance dans la société, afin d’éclairer les autres.
source d’image: Maliweb net
