Spread the love

À Birao, dans la préfecture de la Vakaga, plus de 2 000 personnes déplacées, ayant fui les violences survenues sur l’axe Birao–Am-Dafok, vivent actuellement dans des conditions humanitaires extrêmement précaires sur le site de la MINUSCA. Ce constat a été dressé le dimanche 5 juillet 2026 par les membres du Forum local des droits de l’homme de la Vakaga, à l’issue d’une visite auprès de ces populations vulnérables. Privées d’abris, de nourriture et de biens de première nécessité, ces familles lancent un appel pressant aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.

Sur le site de la MINUSCA à Birao, des centaines de familles déplacées tentent de survivre dans des conditions particulièrement difficiles. Femmes, enfants et personnes âgées passent leurs journées et leurs nuits sans véritable protection, après avoir été contraints de fuir leurs villages en raison de l’insécurité.

Ces déplacés proviennent de plusieurs localités situées sur l’axe Birao–Am-Dafok, notamment Guila, Amkourmay, Kafar Gad et Guénay. Selon les premières estimations du Forum local des droits de l’homme de la Vakaga, environ 300 ménages sont originaires de Guila, 600 d’Amkourmay, 250 de Kafar Gad et 400 de Guénay. À ces chiffres s’ajoutent plusieurs familles du centre-ville de Birao qui ont également abandonné leurs quartiers par crainte des violences.

Pour l’heure, les besoins humanitaires sont considérables. Les déplacés manquent d’abris, de vivres, de moustiquaires, de matelas, de couvertures et d’ustensiles de cuisine. Certains dorment à même le sol, tandis que d’autres peinent à trouver de quoi se nourrir quotidiennement.

De son côté, Majab Moussa, premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Deguene, confirme la reprise du contrôle de la ville d’Am-Dafok par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes : « Il est vrai que cette information est confirmée. Les forces de défense et de sécurité ont repris le contrôle de la ville d’Am-Dafok. Les combats ont commencé hier vers 9 heures. À l’heure actuelle, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes occupent la gendarmerie d’Am-Dafok. La ville est calme, mais elle est quasiment vide, car les assaillants ont détruit des maisons, incendié plusieurs habitations et emporté les biens de la population. Les déplacés qui se trouvent encore sur le site de la MINUSCA n’ont ni vivres ni abris. Nous demandons aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide », a-t-il déclaré.

Malgré cette annonce d’un retour au calme à Am-Dafok, de nombreux habitants demeurent dans l’incertitude. Beaucoup hésitent encore à regagner leurs villages, craignant de retrouver leurs habitations détruites et de faire face à des conditions de vie particulièrement difficiles.

En attendant une amélioration durable de la situation sécuritaire, les déplacés de Birao continuent de vivre dans une grande précarité sur le site de la MINUSCA. Leur priorité est désormais de recevoir une assistance humanitaire d’urgence afin de retrouver des conditions de vie dignes et d’envisager, lorsque les conditions de sécurité le permettront, un retour progressif dans leurs localités d’origine.

About The Author

Souscrivez à notre Newsletter