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La hausse des prix des denrées alimentaires suscite de vives plaintes chez les consommateurs de Bangui. Sur les marchés de Bimbo, de Yassimandji et dans plusieurs autres marchés de la capitale centrafricaine, les acheteurs dénoncent l’augmentation des prix des produits de première nécessité, notamment la viande de bœuf, l’huile, les oignons et certains produits vivriers. Selon les prix rapportés, le kilogramme de viande de bœuf, vendu auparavant à 1 000 francs CFA, est passé à 1 500 francs CFA, avant d’atteindre actuellement 2 000 francs CFA. Une flambée qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et contraint de nombreux consommateurs à revoir leurs dépenses quotidiennes.

Sur les marchés, cette hausse se répercute directement sur les paniers et les budgets familiaux. Pour les ménages aux revenus modestes, acheter les mêmes quantités de produits alimentaires qu’auparavant devient un véritable défi. Certains sont contraints de réduire leurs achats ou de privilégier les produits les moins chers afin de pouvoir nourrir leur famille.

Rencontrée au marché de Bimbo, Marie-Claire, une ménagère, déplore les conséquences de cette flambée des prix sur les dépenses de son foyer : « Avec le même argent qu’avant, je n’arrive plus à acheter les mêmes quantités de nourriture. La viande est devenue chère, l’huile et les oignons aussi. Nous sommes obligés de réduire certaines dépenses ou de changer nos habitudes alimentaires pour pouvoir nourrir toute la famille », se plaint-elle.

Du côté des bouchers, cette hausse des prix n’est pas sans conséquences sur leurs activités. Jean-Baptiste Koyagbele, boucher, constate les répercussions de cette augmentation sur son commerce. Il évoque notamment la hausse du prix d’achat du bétail et des frais de transport jusqu’à Bangui, qui alourdit les charges des commerçants : « Avant, le kilogramme de viande de bœuf se vendait à 1 000 francs CFA. Ensuite, le prix est passé à 1 500 francs CFA, avant d’atteindre aujourd’hui 2 000 francs CFA. Cette hausse s’explique notamment par l’augmentation de nos dépenses, dont le prix d’achat des bœufs et les frais de transport jusqu’à Bangui. Cela a des répercussions sur notre activité », explique-t-il.

Le même constat est partagé par Marcel Ngombé, également boucher, rencontré au marché de Yassimandji. Il souligne notamment l’incidence de l’augmentation des frais de transport sur les prix de vente : « Quand les frais de transport augmentent, cela a des conséquences sur le prix des marchandises. Les clients se plaignent parce que la viande coûte plus cher, mais nous devons aussi tenir compte de nos dépenses », souligne-t-il.

Cette situation relance la question du pouvoir d’achat et de l’accès aux produits alimentaires en République centrafricaine. Alors que les dépenses quotidiennes deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser, consommateurs et commerçants expriment leurs inquiétudes et appellent à des mesures susceptibles d’alléger leurs difficultés. Pour les ménages, l’enjeu est de pouvoir continuer à se nourrir convenablement, tandis que les vendeurs doivent faire face à des charges croissantes tout en maintenant leur activité.

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