Ces derniers temps, les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter sur les marchés de la capitale centrafricaine. Cette hausse touche désormais les sachets plastiques non biodégradables, qui figurent parmi les emballages les plus utilisés en République centrafricaine. Entre baisse des marges bénéficiaires et déséquilibre des budgets familiaux, les usagers appellent les autorités compétentes à agir.
Sur les différents marchés de Bangui, le constat est le même : le prix des sachets plastiques a considérablement augmenté. La douzaine de sachets bleus, autrefois vendue à 250 FCFA, se négocie désormais à 500 FCFA. Une situation qui inquiète aussi bien les commerçants que les consommateurs. « Avant, nous achetions les nylons à 10 ou 25 FCFA, mais maintenant, ces prix n’existent presque plus. Nous les achetons à 50 FCFA. Je demande au gouvernement de trouver une solution ou de créer un produit qui puisse remplacer le nylon », déclare Marlène, une mère de famille venue s’approvisionner au marché Combattant.
Le marché de Boy-Rabe, situé dans le 4e arrondissement de Bangui, n’est pas épargné par cette flambée des prix. Les sachets ne se vendent plus aux tarifs habituels, ce qui pèse déjà sur les activités commerciales de Christine : « Comme vous pouvez le constater, le prix des petits sachets comme celui des grands est en hausse. C’est avec les nylons que nous emballons nos marchandises, mais avec cette augmentation, combien allons-nous devoir en acheter chaque jour pour poursuivre nos activités ? Nous demandons au ministère du Commerce de veiller à la régulation des prix des sachets », témoigne cette vendeuse de concombres.
Prince, vendeur de sachets au détail, s’interroge lui aussi sur les raisons de cette hausse : « Nous avons nos propres contraintes pour faire avancer nos commerces. Auparavant, nous achetions les balles de sachets entre 30 000 et 40 000 FCFA, mais aujourd’hui, elles coûtent 80 000 FCFA. Le sachet noir, qui se vendait à 25 FCFA, coûte désormais 50 FCFA. Je ne sais pas si le ministère du Commerce assure réellement le suivi des prix sur les marchés », déplore-t-il.
Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été communiquée pour justifier cette augmentation. Toutefois, certains grossistes avancent plusieurs hypothèses, notamment des difficultés d’approvisionnement à la frontière et la perspective d’une interdiction des sachets plastiques en République centrafricaine : « Ces derniers temps, il y a eu un problème à la frontière : les véhicules ne peuvent plus entrer. Par ailleurs, le gouvernement envisagerait d’éradiquer l’utilisation du nylon en République centrafricaine. Ce serait l’une des causes de cette augmentation. Nos clients s’en plaignent », explique Oscar, un grossiste.
Cette flambée des prix pèse lourdement sur les activités commerciales et les revenus des vendeurs, tout en accentuant les dépenses des ménages. Face à cette situation, les commerçants et les consommateurs appellent les autorités compétentes, notamment le ministère du Commerce, à intervenir afin de trouver des solutions durables et de ramener les prix à un niveau plus abordable.
