Après avoir été déclaré vainqueur de la présidentielle du 26 décembre 2025 avec une majorité écrasante de 77,90 % des voix, le président sortant de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a été officiellement investi pour un troisième mandat ce lundi 30 mars 2026. La cérémonie d’investiture, qui s’est déroulée au complexe sportif Barthélémy Boganda, a réuni des milliers de citoyens, des membres du gouvernement, des dignitaires internationaux et des représentants de la société civile, venus assister à ce moment historique du pays.
Dès le matin, le stade a été pris d’assaut par une foule enthousiaste, brandissant des drapeaux et scandant le nom du président. Cette cérémonie, qui a débuté par un moment de prière pour la paix et le développement du pays, a marqué le début du troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra à la tête du pays.Marquant l’avènement de la Septième République, cette cérémonie inaugurale constitue une étape majeure pour la consolidation de la démocratie en République centrafricaine.
Dans son discours inaugural, le président Touadéra a souligné les priorités de son nouveau mandat, qui mettent en avant la consolidation de la sécurité, le renforcement des infrastructures et la promotion de l’éducation et de la santé dans le pays :« Notre mission est de construire une Centrafrique stable, prospère et unie. Nous avons fait des progrès, mais le chemin reste long, et nous le parcourrons ensemble », a déclaré le président devant la foule.
Il rappelle ici aux Centrafricains que l’avènement de la Septième République vise à favoriser le développement de la nation, notamment en renforçant la lutte contre la corruption en Centrafrique :« Je redis avec sincérité et gravité : la Septième République ne sera pas ouverte aux corrompus, à tous ceux qui pensent que la responsabilité publique et les autres positions politiques sont des opportunités d’enrichissement et de projet personnel au détriment de la population. La Septième République mettra un accent particulier sur la valeur du travail. Le devoir est individuel et collectif, le mérite comme condition d’épanouissement personnel et collectif. Durant ce mandat, je veillerai à ce que l’administration publique montre progressivement un visage nouveau : moins de lenteur, moins d’arbitraire, moins d’humiliation pour les citoyens », a-t-il ajouté.
Alors que Faustin-Archange Touadéra entame ce troisième mandat, la Centrafrique se tient à la croisée des chemins : entre espoirs de stabilité, défis sociaux et sécuritaires, et nécessité de renforcer la démocratie, les prochains sept ans seront déterminants pour l’avenir du pays et la confiance de ses citoyens.
