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À la tombée de la nuit, les rues de Kokoro 1 Suite, dans la commune de Bimbo 3, se vident progressivement. En cause, la montée des cas de braquages et des actes de banditisme qui entretiennent un climat d’insécurité, plongeant les habitants dans la peur. Devant cette situation, ils lancent un appel aux autorités pour un renforcement des mesures de sécurité.

À Kokoro 1 Suite, quartier situé dans la commune de Bimbo 3, l’ambiance n’est plus la même. Une fois le soleil couché, les rues deviennent presque désertes à partir de 21 heures. Les commerces ferment plus tôt, les déplacements se font rares et chacun tente de regagner son domicile à partir de 20 heures. Cette prudence est la conséquence d’une recrudescence des braquages nocturnes et des actes de banditisme qui préoccupent de plus en plus la population. Bénédicte Onengaï, une habitante, témoigne : « Il y a de cela quelques jours, une femme qui vend au niveau du marché Kéké-Goussa est tombée entre les mains de ces braqueurs, qui l’ont dépouillée de tout l’argent de son commerce ainsi que de son téléphone, avant de la laisser rentrer chez elle », a-t-elle livré.

Selon plusieurs habitants rencontrés sur place, les malfaiteurs profiteraient de l’obscurité et du manque d’éclairage public au niveau du point situé à l’entrée du quartier pour commettre leurs forfaits. Ce climat délétère n’est pas sans laisser des répercussions sur les activités commerciales du quartier. Olivier Feïdanga, une commerçante, affirme que, face à cette montée des braquages, les vendeurs doivent rentrer à partir de 20 heures : « Avant, nous pouvions garder nos boutiques ouvertes jusqu’à 22 heures, voire 23 heures. Mais aujourd’hui, nous fermons beaucoup plus tôt, ce qui, en réalité, réduit nos recettes et pénalise nos familles. Mais on n’a pas d’autre choix, il vaut mieux nous protéger », témoigne-t-elle.

Au-delà des pertes matérielles, c’est un véritable sentiment de psychose qui s’installe dans le quartier. Pendant que certains évitent les déplacements nocturnes, d’autres organisent des retours en groupe afin de limiter les risques. Face à cette situation, le chef du quartier, Oroy Niconet, lance un appel à l’aide : « Les cas de braquages et de vols à main armée se multiplient trop ces derniers temps dans ma localité. Je demande au gouvernement d’envoyer des agents du BIR afin d’effectuer des patrouilles pour réduire ce phénomène, car la nuit, c’est la peur qui s’installe dans le quartier », a-t-il lancé.

Il est important de mentionner que, face à cette situation, les habitants de Kokoro 1 Suite continuent de vivre au rythme de l’inquiétude. Ils espèrent que des actions rapides seront entreprises afin de rétablir la sécurité et de rendre au quartier la sérénité dont il a besoin.

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